FB ICORN
Coin littéraire
Drugačnost bogati
Sovražni govor je vojna napoved
Drugačnost bogati
Sovražni govor je vojna napoved
SARAJEVO

v knjižnici že dva tisoč let knjige načrti
v plamenih liste odnaša iz spomina veter
črke in strani zleplja kri v otrplih prstih

 

Veno Taufer: VUKVAR

I had an apparition of Vukovar and I took a walk for a few
    streets -
around the block - with my hands frozen - up to the tobacco shop
and on returning I thought so that's the way they used

Calendrier
No Events!
A A  

Présentation

Le centre PEN slovène dont le premier Président a été le poète Oton Župančič a été fondé en 1926. Parmi les membres fondateurs, on comptait Izidor Cankar, Josip Vidmar, France Stele, Janko Lavrin, Fran Saleški Finžgar, France Bevk, Prežihov Voranc et France Koblar.
Resté inactif pendant la Seconde guerre mondiale, le centre a été rétabli en 1962 et sa réputation et son rôle de carrefour entre l'Orient et l'Occident se sont vus renforcés par l'organisation du 33ème Congrès mondial du PEN international en 1965 à Bled. Depuis 1962 se sont succédé à la présidence du PEN slovène Matej Bor, Mira Mihelič (plus tard Vice-Présidente du PEN international), Flip Kumbatovič-Kalan, Miloš Mikeln, Drago Jančar, Boris A. Novak (depuis 2002 Vice-Président du PEN international), Marko Kravos, Veno Taufer, Tone Peršak. Actuellement, le PEN slovène est présidé par Marjan Strojan.
Avant la Seconde guerre mondiale, le PEN slovène est intervenu avec succès en faveur des écrivains slovènes en difficulté vivant dans la région de Primorska. Il fut parmi les initiateurs de la condamnation internationale du fascisme et du nazisme au Congrès de Dubrovnik en 1933.


Dans la période d'après-guerre, il faut mentionner le 33è Congrès mondial du PEN international où, pour la première fois dans l'histoire du PEN, des écrivains de l'Union soviétique d'alors étaient présents en tant qu'observateurs, ainsi que les rencontres de Bled qui, fortes d'une tradition de plus de 40 ans, sont devenues un des événements littéraires les plus importants du PEN international.
Depuis ses débuts, le PEN slovène a toujours défendu ceux dont la liberté d'expression était violée, il a apporté son soutien aux auteurs persécutés en Yougoslavie et s'est particulièrement intéressé aux minorités slovènes dans les pays limitrophes. A l'époque où la Slovénie luttait pour son indépendance, il a tenu informé le public international via les réseaux du PEN international et, pendant la guerre en Bosnie et Herzegovine, il a rassemblé et fait parvenir une importante aide internationale aux écrivains de Sarajevo. La renommée internationale du PEN slovène tient aussi au fait que le Comité des écrivains pour la paix, fondé en 1984 à l'initiative de Miloš Mikeln, alors Président du PEN slovène, a son siège auprès du PEN slovène à Ljubljana. Les Présidents du Comité qui ont succédé à Miloš Mikeln ont été Boris A. Novak, (Président pendant les guerres en Ex-Yougoslavie), Veno Taufer et Edvard Kovač. A
ctuellement c'est Tone Peršak qui le préside.

En 2005 le PEN slovène a organisé le 71ème Congrès mondial du PEN international et en 2011 il a rejoint ICORN le réseau international des villes refuges.



Manifeste du Comité des Écrivains pour la Paix, adopté au 79ème Congrès du PEN international à Reykjavik, septembre 2013
Manifeste de Bled
PEN International est une organisation mondiale d’écrivains artisans d’une culture de la Paix fondée sur la liberté d’expression, le dialogue et l’échange, consacrée à la diversité linguistique et culturelle et soucieuse de la vitalité des cultures et des langues, qu’elles soient parlées par beaucoup ou peu de gens. Les écrivains du PEN international sont aussi conscients de la liaison fondamentale qui les lie de façon individuelle et communautaire à la nature. Celle-ci n’est pas seulement la base de leur survie mais aussi la source de leur inspiration. Dans cet esprit, PEN est engagé à travers son Comité des écrivains pour la Paix, dans des questions vitales concernant les problèmes qui peuvent conduire à des conflits ou à des situations où les personnes ou les peuples cherchent de nouvelles voies pour vivre ensemble. Le Comité des Écrivains pour la Paix du PEN International a donc approuvé un Manifeste, fondé sur la Déclaration de Lugano pour la Paix et la Liberté de 1987, sur l’Appel de Linz de 2009 contre la dégradation de l’environnement et sur la Déclaration de Belgrade de 2011 qui privilégie le dialogue comme chemin vers la paix. 1. Les membres du PEN élaborent l’idée d’une citoyenneté qui réunirait les peuples du monde, à travers la littérature et les débats parmi les écrivains et avec le grand public.2. Ils considèrent qu’une des missions principales du PEN est de faciliter et promouvoir les discussions et le dialogue entre écrivains de pays en conflits ou de régions du monde dans lesquelles des plaies sont ouvertes alors que les volontés politiques soit refusent de les soigner, soit en sont incapables. 3. Ils érigent en valeur première la liberté d’expression et de création sous toutes ses formes, à condition qu’elle s’exerce dans le respect de soi-même et des autres. Cela correspond aux droits humains fondamentaux formulés dans la Déclaration Universelle de 1948 ratifiée par les Nations-Unies. 4. Les membres du PEN pensent que l’environnement doit être respecté, conformément aux Déclarations de Rio de 1992 et de 2012, même si ce n'est pas explicitement mentionné dans leurs œuvres. La nature, les civilisations, la planète sont menacées. C’est pourquoi ils condamnent à la fois les excès de la technologie et la spéculation financière qui contribue à appauvrir une grande partie de la population mondiale.  5. Les membres du PEN estiment que le plus grand défi aujourd’hui consiste à passer des situations extrêmes de violence au débat et au dialogue. Ils entendent être des participants actifs dans ce processus. En dernier recours, PEN en appellera au droit et aux instances internationales. 6. Il est primordial de s’engager constamment à créer les conditions de possibilité qui permettraient l’arrêt des conflits, puisque la liberté ne peut pas exister sans la paix ni la paix sans la liberté ni sans justice sociale et politique.7. PEN affrontera toujours l’injustice et la violence partout où il y a oppression, colonisation, occupation illégale et terrorisme. Il respectera et défendra la dignité de tous les individus. 8. Dans l’intérêt de la liberté d’expression et de la justice tout individu ou groupe impliqués dans un conflit pourront présenter aux instances internationales des pétitions.  9. Les enfants partout dans le monde ont le droit de recevoir dans les programmes scolaires une éducation pour la paix. PEN s’engagera activement à son application. 10. Le droit à la paix doit être reconnu par les Nations Unies comme un des droits humains fondamentaux.
Plus ...