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NOUVELLES ET ÉVÉNEMENTS ACTUELS

Prenez connaissance des nouvelles du PEN slovène et des événements qu'il prépare

Manifeste de Bled

PEN International est une organisation mondiale d’écrivains artisans d’une culture de la Paix fondée sur la liberté d’expression, le dialogue et l’échange, consacrée à la diversité linguistique et culturelle et soucieuse de la vitalité des cultures et des langues, qu’elles soient parlées par beaucoup ou peu de gens. Les écrivains du PEN international sont aussi conscients de la liaison fondamentale qui les lie de façon individuelle et communautaire à la nature. Celle-ci n’est pas seulement la base de leur survie mais aussi la source de leur inspiration. Dans cet esprit, PEN est engagé à travers son Comité des écrivains pour la Paix, dans des questions vitales concernant les problèmes qui peuvent conduire à des conflits ou à des situations où les personnes ou les peuples cherchent de nouvelles voies pour vivre ensemble. Le Comité des Écrivains pour la Paix du PEN International a donc approuvé un Manifeste, fondé sur la Déclaration de Lugano pour la Paix et la Liberté de 1987, sur l’Appel de Linz de 2009 contre la dégradation de l’environnement et sur la Déclaration de Belgrade de 2011 qui privilégie le dialogue comme chemin vers la paix. 1. Les membres du PEN élaborent l’idée d’une citoyenneté qui réunirait les peuples du monde, à travers la littérature et les débats parmi les écrivains et avec le grand public.2. Ils considèrent qu’une des missions principales du PEN est de faciliter et promouvoir les discussions et le dialogue entre écrivains de pays en conflits ou de régions du monde dans lesquelles des plaies sont ouvertes alors que les volontés politiques soit refusent de les soigner, soit en sont incapables. 3. Ils érigent en valeur première la liberté d’expression et de création sous toutes ses formes, à condition qu’elle s’exerce dans le respect de soi-même et des autres. Cela correspond aux droits humains fondamentaux formulés dans la Déclaration Universelle de 1948 ratifiée par les Nations-Unies. 4. Les membres du PEN pensent que l’environnement doit être respecté, conformément aux Déclarations de Rio de 1992 et de 2012, même si ce n'est pas explicitement mentionné dans leurs œuvres. La nature, les civilisations, la planète sont menacées. C’est pourquoi ils condamnent à la fois les excès de la technologie et la spéculation financière qui contribue à appauvrir une grande partie de la population mondiale.  5. Les membres du PEN estiment que le plus grand défi aujourd’hui consiste à passer des situations extrêmes de violence au débat et au dialogue. Ils entendent être des participants actifs dans ce processus. En dernier recours, PEN en appellera au droit et aux instances internationales. 6. Il est primordial de s’engager constamment à créer les conditions de possibilité qui permettraient l’arrêt des conflits, puisque la liberté ne peut pas exister sans la paix ni la paix sans la liberté ni sans justice sociale et politique.7. PEN affrontera toujours l’injustice et la violence partout où il y a oppression, colonisation, occupation illégale et terrorisme. Il respectera et défendra la dignité de tous les individus. 8. Dans l’intérêt de la liberté d’expression et de la justice tout individu ou groupe impliqués dans un conflit pourront présenter aux instances internationales des pétitions.  9. Les enfants partout dans le monde ont le droit de recevoir dans les programmes scolaires une éducation pour la paix. PEN s’engagera activement à son application. 10. Le droit à la paix doit être reconnu par les Nations Unies comme un des droits humains fondamentaux.
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78e Congrès de PEN International

La rencontre littéraire incontournable des membres de PEN originaires de plus de 80 pays – le 78e Congrès de PEN International Gyeongju, Corée – Plus de 300 délégués se sont rassemblés dans la ville historique de Gyeongju en Corée pour le 78e Congrès de PEN International. Le Congrès a été lancé par le Président du Centre d'accueil Gil-Won Lee, et il explorera cette année les thèmes tournant autour de la littérature, des médias et droits de l’homme.La communauté des écrivains et des membres de PEN, aussi unique que diverse, se rassemble chaque année pour mettre ses idées en commun, pour discuter de nouvelles campagnes et initiatives et mettre en évidence les problèmes émergents et les enjeux auxquels est confrontée la liberté d’expression partout dans le monde.Wole Soyinka et Jean Marie Gustave Le Clézio, tous deux lauréats du Prix Nobel, prendront la parole pendant le Congrès, et il y aura également des séances de formation et des ateliers de travail, des conférences, des événements littéraires et des séances de réseautage. Le Congrès annuel est une occasion pour les membres des centres de mettre leur expertise et leurs expériences très diversifiées en commun.Dans son discours d’ouverture, Le Président International de PEN John Ralston Saul a rappelé l’objectif premier de PEN dans le monde :« Dans toutes nos activités, nous devons constamment nous rappeler que notre cause est la littérature.  La littérature et la liberté d’expression ne sont pas une superfluité ou un détail technico-juridique.  Elles sont un moyen d’imaginer les relations entre les peuples.  Entre des peuples.  Des peuples qui peuvent ne pas être d’accord entre eux, ou bien se haïr, ou même ne rien savoir l’un de l’autre ». Lors de la cérémonie d'ouverture, PEN International a annoncé la publication de sa Déclaration sur la libre expression et les technologies numériques, qui répondra aux préoccupations portant sur la technologie numérique, en particulier la liberté d’expression lorsqu’elle est exprimée par le biais des médias numériques.PEN joue un rôle à l’échelle mondiale pour promouvoir la littérature et protéger la liberté d’expression. 
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Ljubljana reçoit l'écrivain marocain, Ali Amar

Ali Amar est journaliste et écrivain marocain. Il a été en 1997 l’un des fondateurs et le directeur de l’hebdomadaire «Le Journal», premier titre indépendant du Maroc qui a subi, à répétition, les foudres du régime avant d’être définitivement interdit de parution en janvier 2010.Titulaire d’une maîtrise en sciences économiques et d’un Master en journalisme international de la City University de Londres, Ali Amar a souvent été persécuté dans son pays à cause de sa plume engagée et pour ses enquêtes fouillées au cœur du système monarchique marocain.Il est l’auteur de «Mohammed VI, le grand malentendu», un best-seller publié en 2009 en France chez Calmann-Lévy et censuré au Maroc. Son livre révèle la réalité des dix premières années de règne du roi du Maroc. Son second ouvrage «Paris-Marrakech : argent, pouvoir et réseaux» à paraître fin janvier 2012 (Ed. Calmann-Lévy) décrypte les liens incestueux qu’entretiennent les élites marocaines et françaises sur fond de révolutions arabes.Ali Amar habite aujourd’hui à Ljubljana, la capitale de la Slovénie, qui a récemment rejoint le réseau ICORN des villes refuge pour écrivains. Il écrit aujourd’hui pour le site d’information Slate.
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