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Journée internationale de la paix

Déclaration du Comité des Écrivains pour la Paix au Congrès du PEN International à Belgrade, Septembre 2011

Nous vivons à une époque où un sens large et systémique est attribué à la notion de paix, celle-ci devant être conçue comme une capacité à affronter les conflits et comme une propension à faire évoluer les violences ouvertes ou potentielles vers des formes de dialogue, malgré les difficultés inhérentes à de telles démarches.
 C´est pourquoi notre mission d´écrivains est complexe, dans la mesure où nous devons promouvoir une culture de la paix non seulement à travers nos écrits, mais aussi en tant que simples citoyens du monde. Partout où règnent oppression, colonisation, occupation illégale, injustice et violence sous quelque forme que ce soit,  c´est pour nous un défi et nous nous devons de le relever en apportant une réponse appropriée en contribuant à mettre en avant le pouvoir des citoyens face à la brutalité de systèmes arbitraires.
 Nous soulignons donc la nécessité urgente d´avoir une solution négociée viable entre toutes les parties impliquées en Israël et en Palestine, afin que les peuples puissent vivre en auto-détermination, liberté, paix et en sécurité; une solution négociée s´impose également pour ce qui est des régions où l’exigence de respect pour les droits civiques et l’auto-détermination ne peut être résolue qu’avec l’accord de tous les parties. 
Aussi sommes-nous persuadés que la résolution des conflits culturels, linguistiques, ethniques, sociaux et politiques au Tibet, dans les pays des Uyghurs, des Kurdes, des Basques, dans les Balkans, au Mexique et dans tant d'autres pays ne sont possibles que par le dialogue.
Conformément à la Déclaration de Lugano de 1987,  approuvée au 50ème Congrès du PEN International, “il ne peut y avoir de liberté sans paix, ni de paix sans liberté”; elle stipule également qu´il convient ”de condamner le terrorisme, qu´il émane d´Etats ou d´individus ou qu´il se revendique comme étant justifié dans le cadre d´une lutte de libération.”
 Notre siècle devrait faire une attention urgente aux formes violentes par lesquelles  les spéculations financières  imposent la pauvreté à d´importantes parties de la population mondiale, à l´exploitation croissante des richesses naturelles, causant des dommages au climat global, et aux atteintes violentes portées à la nature et à l´environnement. C´est dans ce sens que l´engagement en faveur de la paix revêt toujours une dimension politique dans la mesure où il est public et devrait toujours être assimilé à la défense d´un droit humain visant à une auto-détermination responsable et coopérative.  Néanmoins notre conviction profonde est que tout les centres nationaux du PEN et surtout les membres du Comité des Écrivains pour la Paix (WfPC) devraient condamner le terrorisme et la violence dans toutes ses formes. En effet,  le WfPC a gardé le symbole de "la plume qui vainc l'épée".